ST PIERRE ET ST PAUL

SECTEUR : MAURICE PAVAGEAU
DOYENNÉ PÈRE ADRIEN JEANNE (EST)
P. Alphonse LOUKOU

Curé

P. Joseph ADOMON

Vicaire

P. Théodore KOUADIO YAO

Vicaire dominical-Résident

La paroisse St Pierre et St Paul de Daoukro

Contacts:

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À l’époque coloniale, la région de Daoukro dépendait de Bocanda sur le plan administratif et de Ouellé sur le plan coutumier. Il n’y avait donc ni Administration ni Gendarmerie. La région faisait partie de la ‘’boucle du cacao’’. La ville était très active sur le plan commercial. Les bandits et les voleurs venaient s’y installer au moment de la traite et redescendaient ensuite sur Abidjan. Si bien que Daoukro était surnommé le ‘’Chicago’’ de la Côte d’Ivoire.
La région de Daoukro-Ouellé semble avoir reçu sa toute première évangélisation des Pères venant d’Abengourou, dont les Pères Alphonse KIRMANN, qui deviendra le premier évêque de Daloa en 1939, et le Père André CHASSAIGNON, qui fonda les Missions de Bongouanou et de Ouellé.
Mais, les communications avec Abengourou n’étaient pas faciles à cause du manque de pont sur la Comoé. C’est ainsi que la région Krégbé-Ouellé-Daoukro fût rattachée à Dimbokro.
La Mission de Dimbokro a été fondée en 1931 par le Père SCHMIDT, qui laissa dans la région un souvenir impérissable. Il était grand, mince, et chantait admirablement. Il était d’une santé fragile, mais cependant infatigable. Il parcourait la région de Krégbé-Daoukro à vélo, puis à moto (31-34).
Les deux premiers catéchumènes de Daoukro furent Gabriel ASSIET et Albert NZI. Ils ont commencé leur catéchisme à Krégbé en 1934. En fait, ils y sont allés deux fois seulement. Ensuite, c’est le catéchiste de Krégbé, Lambert ANOKOUA, qui venait lui-même à Daoukro. Il fit le catéchisme pendant cinq ans, mais malheureusement, il fut atteint d’une maladie des yeux. Il fut alors remplacé par Antoine NYAMKEY, qui sillonna toute la région jusqu’à Daourébo.
Vint ensuite de Dimbokro, l’abbé René KOUASSI, premier prêtre ivoirien, qui venait d’être ordonné en 1934 et avait été affecté la même année à Dimbokro. L’abbé KOUASSI vint à vélo de Dimbokro à Daoukro, où il passa une seule nuit, juste le temps d’inviter les premiers catéchumènes à construire une Chapelle. C’est ainsi que fut faite la première église, à gauche, à la sortie Sud de Daoukro : une case très rudimentaire, entourée de branches de palmier et couverte de feuilles.
En 1935, cette Chapelle fut remplacée, au même endroit, par une autre plus solide, avec des murs en terre. Quand le nombre des catéchumènes augmenta (sept en 1935), le chef de village Kongo DAGOU manifesta son désaccord en les malmenant : il les faisait allonger par terre et chicoter. Albert NZI dut aller à pied à Dimbokro pour avertir les Pères de toutes les persécutions qu’enduraient les premiers fidèles.
Le Père Alphonse GUÉRIN passa ensuite à Daoukro, à moto, pour encourager les catéchumènes. Les deux premiers baptêmes furent ceux de Gabriel ASSIET, qui deviendra le premier chef chrétien de Daoukro, et d’Albert NZI. Ces baptêmes furent faits le 22 avril 1937 par le Père Louis PARAGE qui avait succédé au Père SCHMIDT à Dimbokro avec le Père Melaine ROUGER. Le Père PARAGE était d’une santé fragile et ne resta que deux ans, le temps de faire de nombreux baptêmes à Daoukro.
Quand la mission de Bongouanou fut fondée en 1942 par le Père André CHASSAIGNON, les Pères de Dimbokro laissèrent Daoukro à ceux de Bongouanou.
Le Père André CHASSAIGNON fit ses premiers baptêmes à Daoukro en 1946 et 1947.
Le Père Jules COLA, un belge, venant lui aussi de Bongouanou, baptisa énormément dans la région, entre 47 et 51. Il a laissé à Daoukro le souvenir d’un homme dévoué et infatigable. C’était aussi un grand chasseur qui appuyait son fusil sur l’épaule du catéchiste Justin COMO KOUASSI, et ensuite sur celle de Robert KANGA. Le Père faisait ensuite une large distribution de viande de singe.
Le Père CHASSAIGNON, lui, n’avait qu’un rêve, celui de fonder la Mission de Ouellé. Son rêve se réalisa. Il fonda la Mission de Ouellé en 1949, avec son compagnon, le Père COLA.
C’est ainsi que Daoukro devint une station secondaire de la mission de Ouellé. Les Pères y construisirent une petite maison en briques de terre pour y résider de temps en temps. Cette maison existe toujours dans la concession du catéchiste actuel, Robert KANGA.
En Septembre 1962, le Père Paul LE GOFF, vicaire à la Mission de Bouaké, est nommé curé de Ouellé, avec mission de préparer la fondation de Daoukro. Dès Janvier 63, Mgr DUIRAT demande au Père le GOFF d’ouvrir la Mission de Daoukro et de s’installer dans la petite case qui servait de résidence secondaire aux Pères de Ouellé. C’est ainsi que le premier baptême du registre de Daoukro est daté du 13 janvier 1963 et porte le nom d’Eugène YAO BROU.
La même année, Daoukro devient sous-préfecture, avec Mr YAHI Victor.
L’église d’alors se trouvait à côté de la maison des Pères : une construction aux murs de terre ‘’Atakpa’’, non crépis, de 15 mètres sur 5. La maison des Pères, en briques de terre non crépies, avait 10 mètres de long sur 5 de large. Elle n’était guère confortable. Et quand le Père André GUÉRET rejoint le Père LE GOFF en 1964, y vivre à deux n’était guère supportable.
En 65-66, le Père entreprend la construction d’une nouvelle Mission : un bâtiment imposant, de 28 mètres sur 10, et de 5 mètres de hauteur. Mgr DUIRAT, en le voyant, s’écria : « Oh ! c’est trop ! On va dire que les Pères sont riches. » C’est pourtant une maison bien modeste à laquelle s’ajouta une citerne de 40m3 financée par le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY.
En 1963, il y avait une École Catholique de 4 classes. Malheureusement, un fromager de 50 mètres tomba un jour sur l’École, détruisant trois classes. Elles furent reconstruites, et aujourd’hui le Groupe Scolaire de la Mission compte trois Écoles mixtes de 6 classes chacune, avec 5 logements pour les maîtres.
Juin 1967. Un télégramme arrive, annonçant la venue des Sœurs de la Congrégation des Filles de Jésus. On leur attribue un terrain qui n’est autre que l’ancien cimetière Baoulé qu’il faut entièrement défricher : un travail dont le souvenir restera longtemps gravé dans les mémoires.
Trois mois plus tard, leur maison était construite, ainsi que les trois premières classes de l’École de filles. Les Sœurs Madeleine et Claire arrivent le 17 septembre, Sœur Roseline, arrivée en 72, sont toujours là. Leur mission ne cessera de se développer, avec un grand bâtiment pour la promotion de la femme, un Foyer de jeunes filles et une salle d’études pour les lycéennes. Elles fonderont une maison à Brobo en 1983.
Le Père GUÉRET quitte Daoukro en 68. Viendront les Pères Adrien JEANNE (68-69), Pierre CHASSAIGNE (69-70), Michel DENIAUD (70-83).
En 1970, s’ouvre le chantier de la nouvelle église. C’est une construction métallique en forme de trapèze. Avant la maçonnerie, on aurait pu imaginer un ‘’Concorde’’ au décollage. Les travaux se font avec les moyens de bord.
Le 11 novembre 74 commencent les travaux du clocher : une tour carrée de 3,5 mètres de côté et de 23 mètres de hauteur, surplombée d’une croix de 5 mètres. On y ajoutera un escalier de bois qui permet aux nombreux visiteurs de contempler la ville de Daoukro et le paysage montagneux environnant.
1976. Bénédiction de l’église et du clocher par Mgr Vital YAO. On lui donne comme patrons les Saints Apôtres Pierre et Paul. Une troisième cloche fut plus tard offerte par les FEBVAY, une famille française ayant résidé anciennement à Kotobi.
L’année 1993 verra l’agrandissement de cette église devenue trop petite : prolongement en avant, addition de deux ailes. En voie d’achèvement, elle aura l’honneur d’accueillir, la nuit de Noël 93, le nouveau Président de la République, Mr Henri KONAN BÉDIÉ, illustre fils de Daoukro.
Septembre 94. Le Père LE GOFF rentre pour un service en France. C’est le Père André GUÉRET qui revient dans ces lieux qu’il avait contribué à bâtir vingt ans plus tôt.